collection Misfits

EDITIONS

Une collection dirigée par Olivier Steiner

Chaque auteur a sa place parmi les Misfits, seul importe le texte, les phrases, les mots. À l’origine le misfit c’est l’inadapté, la chose inadaptée, marginale, qui se trouve hors champ, dans certaines marges, qui n’a pas trouvé sa place ou ne veut pas la chercher. Misfits, ce sont les désaxés, ceux qui sortent volontairement ou malgré eux du cadre ou de l’axe majoritaire. En tant que textes, ils sont autres de tous les genres littéraires, ou bien tous ces genres à la fois – ils ne veulent pas choisir, se limiter. Pourquoi le feraient-ils ? Ils excèdent la définition. Pour le dire comme Pascal Quignard, ils sont ce qui dégénère par rapport à la généralité, ils sont ce qui dégénéralise, sans chercher pour autant la provocation gratuite ou stérile. Quand ils provoquent, c’est moins pour exister ou déranger que pour dire quelque chose : autrement. Sachant que ce quelque chose autrement peut être l’écriture elle-même, la forme, le style, la voix. Cependant Misfits n’est pas une collection pour recalés de l’édition traditionnelle, c’est un espace différent qui se présente modestement comme un autre lieu pour des livres qualifiés d’impubliables par certains éditeurs, souvent pour des raisons confuses et extra-littéraires. Misfits c’est une place pour filer droit ou faire des pas de côté. Chaque auteur a sa place parmi les Misfits, qu’il ait 22 ou 85 ans, qu’il ait publié des dizaines d’ouvrages ou que ce soit son premier et dernier livre. Misfist veut croire que l’auteur est au centre de tout, que la littérature est en pleine forme, qu’elle est en perpétuelle recherche, qu’elle est loin d’être finie, qu’il suffit de lui faire confiance.

Pour contacter le responsable de cette collection [misfits@labyrinthes.net]

Camille Camille

André Florent,
Labyrinthes, 2025

André Florent est mort au milieu de l’été 2024, en Grèce, sur l’île de Patmos où il avait sa maison. Il avait soixante-dix-huit ans. André Florent était professeur de philosophie et critique de théâtre, il écrivait notamment pour un magazine culturel en ligne. C’est d’ailleurs par le théâtre que je l’ai… lire la suite »

Édith

Stéphane Auvray-Nauroy,
Labyrinthes, 2025

À chaque entrée en scène, Édith Piaf se signait et embrassait la petite croix dorée toujours pendue à son cou. Ce geste rituel n’était pas sans importance ou de simple superstition, elle y croyait très fort. Je crois en Dieu, disait-elle, je crois en les hommes, je crois en l’être… lire la suite »

Nina

Mélanie Menu,
Labyrinthes, 2025

Produire une histoire de vie, traiter la vie comme une histoire, c’est prendre le risque de sacrifier à une illusion rhétorique. Certes, cette illusion n’est pas le fait du seul biographe, mais c’est la grande question de tous les biographes. Pierre Bourdieu précise que c’est déjà le sens commun qui… lire la suite »

Renard

Christian Merlhiot,
Labyrinthes, 2024

Comment le dire On ne peut pas dire que ça sonne faux, d’une certaine façon ça sonne même étonnamment juste, mais quand même, n’y a-t-il pas « quelque chose » ? N’est-elle pas légèrement dissonante, pas comme il faut, atonale ou à côté, dodécaphonique, en retard ou en avance, l’écriture de Christian Merlhiot ?… lire la suite »

Présence

Arnaud Rodriguez,
Labyrinthes, 2024

L’histoire ici racontée (mais s’agit-il d’une histoire racontée ?) est on ne peut plus banale : A rencontre B et voilà que B va devenir omniprésent, un temps. Ici, tout le monde connaît la chanson car c’est le sujet de toutes les chansons : tout le monde a eu ou aura son expérience… lire la suite »

Guillaume

Olivier Steiner,
Labyrinthes, 2023

Un jour, j’ai reçu le message d’une inconnue. Elle m’annonçait le suicide de son frère, un garçon rencontré quelques mois plus tôt dans mon pays des montagnes, là où je suis né. Un garçon que j’ai si peu connu, mais qui m’avait fait me dire que j’aurais pu tout quitter… lire la suite »